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2015 : De retour de Pleiku

Dès leur retour du Vietnam début novembre, Jean-Luc et Eliane nous ont partagé ce souvenir : le Centre de Pleiku, tenu par les Soeurs, véritable oasis au milieu des Hauts-Plateaux, débordant d'activité dans un cadre accueillant et paisible... Pleiku est le chef lieu de la province de Gia Lai, à mi chemin entre Danang et Ho Chi Minh Ville. De Danang, c'est sept heures de route.

Il faut d'abord accéder aux Hauts-Plateaux, dont les paysages plus arides tranchent soudain sur le vert des rizières de la plaine. Vous arrivez en pays Ba Nas et Gai Rais, les minorités ethniques des montagnes ; le pays du poivre et du café.

En arrivant au Centre des Soeurs de Saint Paul de Chartres, vous aurez le sentiment de pénétrer dans un autre univers. Difficile de ne pas être sensible à la sérénité de ce lieu, où tout semble sortir du sol comme par magie: des bâtiments propres, un jardin luxuriant, des statues blanches, des enfants qui rient en jouant...

 

Vous voilà dans la place...

Ici, à Pleiku, on accueille de jeunes handicapés. On accueille aussi en pensionnat les enfants des villages reculés, pour leur pemettre de fréquenter l'école (publique). Le centre comprend un jardin d'enfants et un dispensaire; il se trouve qu'une des religieuses a même une formation de dentiste ! Tout ce petit monde est tenu d'une main ferme par Soeur Thérésita, une vietnamienne de 78 ans, énergique et lucide. Et surtout, elle voit sur le long terme.

Chacune des initiatives du centre de Pleiku répond à deux critères; l'éducation des enfants et l'autosuffisance. Beaucoup des enfants sont parrainés.
Un jardin potager, un bassin piscicole, un élevage de cochons, puis de poulets, permettent d'assurer le quotidien en limitant au maximum le recours aux aides extérieures. Café et poivre, cultivés sur plusieurs hectares, sont vendus sur les marchés locaux. Le centre emploie plusieurs personnes pour cela. Les bénéfices générés sur les marchés permettent aux soeurs de soutenir leurs oeuvres au profit des plus pauvres dans les villages isolés des Hauts-Plateaux.

 

Chacun de nos partenariats est une rampe de lancement et non une perfusion. Les prochains ? Soeur Thérésita voudrait développer l'élevage de canards, ce qui, comme vous pouvez le deviner d'après cette photo, demande quelques aménagements... L'association est aussi sollicitée par le centre de Pleiku pour construire un dispensaire de campagne dans un village situé à dix kilomètres de là, et qui manque encore d'infrastructures médicales.

Petit à petit, l'oiseau fait son nid, comme on dit (c'est sans doute comme cela que les canards auront leur maison). En l'occurrence, il s'agit de faire reculer la pauvreté, dans le respect des traditions locales, et en s'appuyant d'abord sur les ressources du terrain.

C'est ce qu'on appelle un développement durable !

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